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La première Révolution Industrielle, initiée
en Europe et tout d’abord en Angleterre, date de la fin du XVIIIème
siècle. Sa principale avancée fût d'augmenter
la force de l'homme par des inventions qui décuplaient la
vitesse des moyens de transport et la capacité à manier
des poids énormes. L’époque des Trente Glorieuses,
qui a consacré la suprématie des Etats-Unis, a contribué
à développer les facultés sensorielles de l'homme
(ouïe, vue, etc.). Le choc pétrolier de 1974 et la prise
de conscience du caractère rare et limité des ressources
énergétiques ont conduit les entreprises à
introduire plus d'intelligence et moins d'énergie dans les
produits, ce qui à conduit à l'émergence d'une
nouvelle révolution industrielle.
Une nouvelle Révolution industrielle, ou plutôt une
Révolution technologique, celle du micro-processeur, amorcée
dans les années 1960 aux Etats-Unis. C'est désormais
l'intelligence humaine qui voit ses possibilités s'amplifier
extraordinairement. La croissance économique résulte
désormais de l'exploitation, de la diffusion et de la transmission
du savoir.
L’exploitation simultanée des deux facteurs de production
capital et travail a conduit à notre société
industrielle, mais il faut désormais y ajouter le savoir.
Le traitement de l’information et des connaissances est, plus que
le capital et le travail, le facteur dominant de valeur ajoutée.
Le savoir comme facteur de production remet en cause les équilibres
keynésiens ou néo-classiques, il repousse les limites
de la croissance et les rendements décroissants perdent leur
signification. La division du travail d’A. SMITH n’est plus pertinente
et les oligopoles, voire les monopoles se justifient. En effet,
contrairement à l'économie classique où il
existe une taille au-delà de laquelle l'entreprise devient
moins compétitive (problèmes de stockage, de transport,
de gestion des ressources humaines...), il n'existe en général
pas de limite similaire pour les entreprises de la nouvelle économie.
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